Exposition du moment///

Colette Brunschwig

Exposition du 11 mars au 9 avril 2017

Vernissage le samedi 11 mars à 11 h au GAC




Ouvert du vendredi au dimanche de 15 H à 18 H et le samedi matiin de 10 h 30 à 12 h 30



Après la Galerie Convergences et la Galerie des Patriarches à Paris à l’automne 2016, le Groupe d'Art Contemporain d'Annonay propose l'exposition d'une soixantaine d'œuvres sur papier de Colette Brunschwig réalisées entre 1975 et 2008 et qui, reproduites, constituent Tours Détours Retours, paru aux éditions Le Coucou en avril 2016.


Premier livre de Colette Brunschwig et première étude suivie sur Colette Brunschwig, Tours Détours Retours n'est pas une monographie, mais un livre fait à la fois par et pour Colette Brunschwig. « Qui ? Vers quoi ? », « Sortir », « Duels, duelles », pour se limiter aux premières têtes de chapitre : autant d'incitations à prendre le temps de regarder, lentement, cette œuvre. Un livre d'artiste ? Sans doute aussi.

Tel sera donc le mouvement de cette exposition en Ardèche : une tentative de mise en lumière des formes et des figures qui constitueraient l’esquisse d'un vocabulaire ou plutôt d'un abécédaire.


« (…) dans son atelier, Colette Brunschwig a tout d'un témoin muet travaillant depuis longtemps à quelque chose comme un alphabet qui dirait sans dire et montrerait sans montrer. Bien entendu, un tel alphabet reflète autant ce qu'elle voudrait peindre que ce qu'elle ne peindrait sous aucun prétexte. Tout cela n'est incohérent qu'en apparence. Pour qui connaît son œuvre, cet alphabet est aussi évident, et aussi indépendant de sa volonté, que les graffiti obsessionnels qu’elle trace sur le papier lorsqu'elle parle au téléphone. » écrivait Marcel Cohen lors de l’exposition Colette Brunschwig au Château de Ratilly tout au long de l'été 2015. 


Colette Brunschwig :

Née au Havre en 1927, Colette Brunschwig y a passé son enfance, mais elle sera, dans le Paris de 1945, confrontée à un monde chaviré auquel l’art va à nouveau essayer de donner forme. Et c’est aussi dès ce temps-là qu’elle découvre l’art de l’ancienne Chine, dans son lien essentiel avec la notion de vide.

Elle peint depuis 1955. Elle est l’un des peintres les plus significatifs de cette seconde moitié du vingtième siècle pendant laquelle elle s’est vouée à l’abstraction y tenant à bien des égards un rôle de pionnière.

Elle n’a jamais peint pour « faire beau » mais pour faire « juste », et ce avec une rigueur qui a fasciné des penseurs et poètes comme René Char, Emmanuel Lévinas ou Jean Bollack, grand spécialiste de Paul Celan.

En dialogue permanent avec la peinture chinoise, entre écriture et image, elle a eu un compagnonnage constant avec des peintres aussi divers et exigeants qu’Arpad Szenes, Pierre Courtin, Pierre Soulages, Charles Maussion, André Marfaing ou Louis Cordesse.

Et on est en présence, aussi, d’un « palimpseste infini », de surfaces comme en attente d’être recouvertes : non seulement l’encre est absorbée par la caséine recouvrant le papier, mais « sans cesse l’artiste reprend ses œuvres, les transforme, ajoute, enlève, recouvre – répare, serait-on tenté de dire, comme de ce qui est abîmé, ou blessé », écrit Pierre Wat.

Au long des années, on la retrouve dans les meilleures galeries, notamment à Paris chez Colette Allendy, Nane Stern, La Roue, Clivages, Convergences, Protée, et plus récemment à la galerie des Patriarches et chez Jocelyn Wolff . 

Ses travaux sont montrés au Japon, aux Etats-Unis, aux Pays-Bas, en Chine, en Israël, en Grande-Bretagne et en Scandinavie.

Son œuvre est présente dans les collections du Musée d’art moderne de Paris, du Centre Pompidou et du Musée de Caen.